Joyeux Bordel de tout et de rien ; Il y a.

flgpelf

Blablabla et autres futilités, 26 mai.
Quelques mots.

________Il y a ces gens qui fument, qui boivent, qui rigolent, qui jouent, et qui attendent. Il y a ce funambule qui échoue, qui tombe et qui se relève. Applaudie. L’entrée. L’entrée avant l’euphorie. Puis il y a nous ; on parle, on raconte, on se sourit, je respire, on s’imagine. Entre week-end, et plaisir. Compétition et désir. Il y a ces lunettes qui cachent mes peurs et mes douleurs. Contre le soleil. Je mens. La nuit qui approche, doucement, quelques heures encore. Le sombre d’une salle. L’attente. Le clair-obscur des sentiments. La foule qui avance. Se précipite. Les mouvements, les câlins, les gens qui se tiennent la main. L’espoir d’une soirée mémorable, entre frères, entre sœurs. Inconnus, ou presque. Mais ensemble. Ensemble. Quoi qu’il advienne.
________Il y a ces rubans à nos poignets, accrochés comme s’accroche l’espoir en nous mais surtout moi. Puis un souvenir flou d’autres rubans, d’autres lieux, d’autres temps, en d’autres circonstances, d’autres peurs, d’autres vertiges, puis toi. Puis moi.
Là, à cet endroit, à ma place, soit disant, mais sans l’être, évidemment. Ces bières. Ces regards qui se croisent. À ta santé. Ces tableaux. Ces yeux qui cherchent à effacer le brouillard. Ensemble, toujours, mais seule, quoi qu’il advienne, encore et encore. Seule sans toi, mais avec elle, prévisible ou visible tout court, c’est comme ça. L’évolution, le changement, question de point de vue, de jours, de temps. Le temps passe, et il y a ces mains qui touchent mes épaules, qui tentent de prendre la mienne, qui essaie de rassurer, d’accompagner, d’attendrir, ou de me faire oublier. Ça ne fonctionne pas. Pas comme ça. Des photos de soirée où je n’apparaîtrais pas. Des rires, la joie, mais ce sera sans moi. En attendant la prochaine fois. 

________Puis des mots, les leurs, qui font échos moins à vous qu’à moi, peut-être, puisqu’on n’en parle pas. De la musique. Batterie, guitare, voix, à voix-basse.. Toujours le même schéma, on chuchote, on s’affirme, et on chante, en chœur. On hurle, à nos douleurs. Leurs maux, vos leurres. C’est rassurant, voire apaisant vous ne trouvez pas? Le pouvoir. La poésie. Je revis, j’ai l’impression que je revis, dis-moi que c’est le cas, dis-moi que c’est le cas!
Le cerveau qui se met sur pause mais pas assez, encore pas assez. Les démons, le tumulte, le vent, la foule. Puis ce cœur qui accélère au rythme des gens qui sautent et dansent, et vivent, et chantent. Ce combat que j’ai gagné, d’une certaine manière, ces heures et ces chansons qui ont défilé, je crois que j’ai gagné. Puis la route. La nuit. Les questions futiles. Les amours oubliées, ou espérées. Les changements de direction.. puis vient le silence. Enfin, le silence.


________Il y la nuit, toujours, ces draps, puis ces yeux qui se ferment. Quand le corps, les muscles, et les nerfs relâchent. Quand on essaie enfin de s’endormir. De se reposer. Quand on se refait le fil de la soirée, quand nous aussi nous sommes tombés, puis relevés. Funambule inexpérimentée. La soirée, entière. La soirée terminée. Puis ces sourires qui laissent place aux larmes. D’un pourquoi, d’un manque, d’un trop plein, ou du rien. Des larmes d’instincts, de toi, de tout ça. Puis L’agora. Cette victoire. Cette défaite. C’est changeant..  Il ne reste que moi. Demain ce sera oublié, ou occulté. Tout va bien.


________Il ne reste que moi. 

18 réflexions sur “Joyeux Bordel de tout et de rien ; Il y a.

  1. Lunaire dit :

    J’aime beaucoup comment tu écris, les phrases courtes ou saccadées (j’écris un peu comme ça je crois…) et ce qui se dégage de tes mots. Même sans tout comprendre, on perçoit une atmosphère, des émotions, des vibrations. C’est le principal!

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  2. Eden ( l'âme des mots) dit :

    Tu délivres des émotions. En lisant ton texte, on ressent quelque chose. Rien n’est jamais plat ou vide. Il y a toujours du relief et … que c’est plaisant ! C’est mystérieux, mais on s’y habitue, et finalement on en redemande. Tu arrive à créer une ambiance, d’un coup, on est avec toi. Il y a du  »toi » dans ce texte, tu t’y livres, on a presque l’impression que ça nous est adressé. Je ne sais pas si pour toi c’est facile ou difficile de confier tes peurs, mais en tout cas, tu les sublime !
    Bravo !

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    • Quaidesproses dit :

      Quel sublime commentaire !!!
      S’il est facile ou difficile de confier mes peurs? Je crois que oui, c’est facile aujourd’hui, pour preuve j’expose mes textes aux yeux de tous, ici. Mais oui, c’est difficile… donc j’en dis peu, ou avec cette manière de tout et ne rien dire. Je sais ce que j’ai envie de dire, et quel moment utiliser, mais la lecture – la votre est souvent différente . C’est tout ce que j’aime. Jouer sur l’interprétation.
      Merci ♥♥

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